Les PDG misent sur l’IA et la cybersécurité, mais les avantages tangibles se font attendre

Les PDG misent sur l’IA et la cybersécurité, mais les avantages tangibles se font attendre

Les PDG belges investissent de plus en plus dans l’IA et la cybersécurité, mais seule une minorité constate déjà des avantages financiers mesurables découlant de leurs projets d’IA.

Seule une minorité des PDG belges tirent aujourd’hui des bénéfices financiers mesurables de l’IA. Parallèlement, la préoccupation concernant les cybermenaces augmente, ce qui entraîne des investissements planifiés dans la cybersécurité.

Valeur ajoutée financière limitée

La dernière enquête de PwC auprès des PDG révèle que seul un PDG sur huit dans le monde attribue à la fois des réductions de coûts et une croissance du chiffre d’affaires aux projets d’IA. Au total, 33 % constatent une forme quelconque de gain financier. Pourtant, plus de la moitié (56 %) ne signalent aucun avantage significatif. En Belgique, la situation est similaire : bien que l’IA sorte progressivement des environnements de test, l’impact mesurable reste limité à un petit groupe d’entreprises.

PwC constate un fossé évident entre les entreprises qui testent l’IA et les organisations qui l’utilisent à grande échelle. Ce dernier groupe obtient jusqu’à trois fois plus souvent des résultats concrets. Des facteurs tels qu’une base technologique solide et des cadres d’IA responsables augmentent les chances de rendement financier. Selon des analyses supplémentaires, la marge bénéficiaire des entreprises ayant de larges applications d’IA est en moyenne supérieure de quatre points de pourcentage.

La cybersécurité est prioritaire

Outre l’IA, la cybersécurité est un autre point d’attention important. La préoccupation concernant les cybermenaces a fortement augmenté : 31 % des PDG considèrent cela comme une menace majeure, contre 24 % l’année dernière. En conséquence, 84 % des PDG interrogés déclarent prendre des mesures pour renforcer la cyber-résilience de l’ensemble de leur organisation.

Dans le cadre plus large des risques géopolitiques, 70 % des chefs d’entreprise belges indiquent accorder la priorité à la cybersécurité. Seuls douze pour cent choisissent de renforcer la chaîne d’approvisionnement. Les entreprises belges se montrent ainsi plus réticentes que leurs homologues internationales à quitter les marchés en raison des tensions géopolitiques.

L’enquête a interrogé 4 454 PDG dans le monde, dont 37 en Belgique. PwC a mené l’enquête entre fin septembre et début novembre 2025.