WhatsApp fait l’objet d’une promotion indésirable sous la législation DSA

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La Commission européenne impose des règles strictes à WhatsApp dans le cadre de la législation DSA. L’application de messagerie devra exercer un contrôle plus strict sur le contenu partagé via les canaux.

WhatsApp doit s’attendre à des règles plus strictes dans le cadre de la loi DSA. Bloomberg rapporte que la Commission européenne va réévaluer le statut de WhatsApp en tant que Very Large Online Platform (VLOP). Cela place WhatsApp dans la même catégorie que ses plateformes sœurs Facebook et Instagram.

L’application de messagerie de Meta est ainsi quelque peu victime de son propre succès. WhatsApp est de loin la plus grande application de messagerie au monde et compte des millions d’utilisateurs en Europe. En février dernier, WhatsApp a annoncé que 46,8 millions de personnes utilisaient la fonction Canaux dans l’UE. Cela dépasse le seuil de 45 millions d’utilisateurs requis pour le statut VLOP.

Grand VLOP

La ‘promotion’ indésirable de WhatsApp vers la classe la plus élevée signifie qu’elle devra exercer un contrôle plus strict sur le contenu que les utilisateurs publient et partagent sur la plateforme. Cela ne signifie pas pour autant que WhatsApp devra soudainement lire vos messages. La communication interpersonnelle reste en dehors du champ d’application de la législation DSA.

La fonction Canaux entre dans le champ d’application car il s’agit de flux accessibles au public, comme les médias sociaux. En tant que ‘VLOP’, WhatsApp devra effectuer des évaluations des risques concernant la diffusion de contenus illégaux ou préjudiciables via les Canaux et prendre des mesures pour la limiter. WhatsApp devra également mettre à jour ses chiffres d’utilisateurs tous les six mois.

Pas d’impact sur les messages

Les messages personnels restent donc pour l’instant hors de portée, bien que l’Union européenne aimerait beaucoup y avoir accès par d’autres moyens détournés. Les messages WhatsApp sont chiffrés de bout en bout afin que seuls vous et votre contact puissiez lire le contenu. La controversée loi ‘chat control’ visait à obliger les applications de chat à affaiblir leurs protocoles de chiffrement, avec la lutte contre les abus sur mineurs comme objectif sacré.

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Que chaque citoyen doive renoncer à sa vie privée pour cela était considéré comme un dommage collatéral. La loi a (provisoirement) été abandonnée car un soutien insuffisant a été trouvé parmi les États membres pour une telle surveillance de masse.