Les organisations belges exploitent encore trop peu les données pour créer de la valeur

Les organisations belges exploitent encore trop peu les données pour créer de la valeur

Une étude internationale révèle que les entreprises belges ont certes une vision concernant les données, mais qu’elles ne la traduisent pas suffisamment en applications concrètes et en résultats.

Les organisations belges ne restent pas inactives en matière de données. Selon une étude internationale d’Equans en collaboration avec L’Usine Nouvelle et L’Usine Digitale, 54 % des organisations belges disposent d’une politique de données « opérationnelle ».

Pourtant, seuls 47 % exploitent plus de la moitié de leurs données disponibles. La Belgique se situe ainsi entre les pays qui misent pleinement sur l’utilisation des données et les pays où les données sont encore principalement abordées de manière stratégique ou théorique.

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Six pays

Pour l’étude, 980 décideurs ont été interrogés dans six pays : la Belgique, les Pays-Bas, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada. Il en ressort que les pays anglophones comme les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni tirent davantage de résultats des données. Les organisations de ces pays utilisent plus souvent une plateforme de données centralisée, partagent les données entre les départements et mesurent le retour sur investissement de l’utilisation des données, ce qui conduit à une adoption plus large.

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En Europe, l’accent est plutôt mis sur la gouvernance, la sécurité et le reporting. Cette approche est importante, mais fait en même temps que les données sont moins rapidement converties en applications pratiques.

Standardisation

En Belgique, les structures pour l’utilisation des données sont bien présentes, mais l’usage reste fragmenté. Les données sont souvent déployées par projet et les silos entre départements compliquent l’application à grande échelle. De nombreuses organisations manquent encore d’une couche de données partagée, ce qui fait que la création de valeur se fait sur la base de cas isolés plutôt que de manière structurelle.

Déploiement de l’IA par pays. Source : Equans

L’étude établit que la standardisation, la consolidation et la simplification sont essentielles pour continuer à croître. Particulièrement dans le contexte de l’intelligence artificielle, cela devient plus important. Les solutions d’IA ne fonctionnent de manière optimale que si les données sous-jacentes sont partagées, uniformes et qualitatives. Les pays avec une maturité plus élevée en standardisation des données appliquent déjà plus souvent l’IA dans leurs processus. Pour la Belgique, cela signifie que l’écart avec les précurseurs risque de se creuser si cette infrastructure de base n’est pas mise en ordre.