Un million d’euros pour aider l’Inspection économique grâce à l’IA

phishing

La secrétaire d’État à la protection des consommateurs, Eva De Bleeker, a annoncé un investissement d’un million d’euros pour équiper l’Inspection économique d’outils numériques intelligents et automatisés. Cela devrait renforcer la prévention de la fraude en ligne.

La secrétaire d’État à la protection des consommateurs Eva De Bleeker (Open VLD) a annoncé un investissement d’un million d’euros pour le développement et la mise en œuvre ultérieure d’outils d’IA au sein du Service d’inspection économique. De Bleeker espère que cela donnera au service les outils dont il a besoin pour faire face au tsunami de la fraude en ligne, qui ne cesse de croître.

Seuil atteint

L’année dernière, l’Inspection économique a reçu 47 917 plaintes. Plus de la moitié (28 032) des rapports concernaient des escroqueries en ligne. Parmi celles-ci, 13 122 plaintes concernaient spécifiquement l’hameçonnage. Parallèlement, la police fédérale a vu le nombre de cas de cyberfraude passer de 9 697 cas en 2013 à 19 081 en 2019. De Bleeker note que les cybercriminels utilisent intelligemment la technologie pour reproduire les mêmes pièges à l’infini, tandis que les services d’inspection continuent de travailler manuellement. Cette situation touche aux limites de ce qui est humainement et organisationnellement possible, semble-t-il.

L’IA devrait aider. De Bleeker semble viser une combinaison d’outils intelligents et Robotic Process Automation (RPA). Des robots logiciels devraient remplacer les inspecteurs dans leurs tâches répétitives mais exigeantes. Ainsi, les inspecteurs pourraient faire un travail plus utile.

Bots en quête de solutions

Plus précisément, les bots devraient parcourir de manière autonome les sites web et détecter les boutiques en ligne frauduleuses, les agences de recouvrement de créances, les plates-formes d’investissement ou d’autres sites malveillants. Les bots doivent également vérifier que les sites web respectent d’autres règles, par exemple en ce qui concerne les promotions, les indications de prix ou les inscriptions obligatoires en Belgique. Même les faux commentaires ou les allégations injustifiées telles que l’écoblanchiment devraient être détectés par les bots.

Les outils d’IA ne doivent pas seulement analyser les infractions, mais aussi collecter immédiatement des preuves. Ces informations peuvent ensuite être utilisées par l’Inspection économique pour infliger des sanctions plus rapidement. En outre, cela permettra un contrôle facile. L’ensemble du système devrait inclure un composant d’apprentissage automatique qui lui permettra de devenir continuellement plus intelligent.

Calendrier ambitieux

Il n’est pas évident de déterminer quels outils (ou combinaison d’outils) De Bleeker a en vue. La liste des capacités requises semble longue, surtout si l’on considère le calendrier. Le service travaille actuellement sur un appel d’offres, après quoi l’élaboration et la mise en œuvre de l’ensemble d’outils basés sur l’IA devraient être achevées dans un délai d’un an.

De Bleeker s’attend à ce que l’investissement soit rapidement rentabilisé. D’une part, des sanctions plus rapides et plus nombreuses seront possibles. D’autre part, le service peut prévenir davantage de fraudes. Cela évitera à la fois la souffrance humaine et son coût social, semble-t-il.

newsletter

Abonnez-vous gratuitement à ITdaily !
Category(Required)
Consent(Required)
This field is for validation purposes and should be left unchanged.
retour à la maison