Le Samsung Galaxy S26 reste fidèle aux fondamentaux : un fleuron compact mais puissant. Bien que cette année encore, il soit difficile de trouver une mise à niveau notable.
Depuis quelques années, Samsung joue la carte de la sécurité avec le plus petit membre de la gamme Galaxy S. Si le fabricant ose parfois des nouveautés avec l’onéreux modèle Ultra, il privilégie la reconnaissance pour le modèle de base. Ceux qui espéraient être surpris seront déçus, car le Galaxy S26 constitue une fois de plus une mise à jour prudente par rapport au modèle précédent.
Poussée de croissance
Le Samsung Galaxy S26 a encore grandi d’un dixième de pouce. L’écran mesure désormais 6,3 pouces. Le téléphone reste ainsi compact et offre une bonne prise en main. Vous remarquerez à peine les cinq grammes supplémentaires (167 g). La compacité demeure un atout que le S26 sait exploiter dans un segment de prix où les téléphones ne sont jamais assez grands.
Pour le reste, le S26 a peu évolué visuellement. Il en va de même pour les spécifications. La résolution est maintenue à 1 080 x 2 340 pixels, ce qui est justifiable pour la taille de l’écran. La luminosité de l’écran atteint 1 384 nits, ce qui est nettement inférieur à celle du Google Pixel 10a, par exemple. Ne cherchez pas l’écran de confidentialité : Samsung réserve exclusivement cette fonctionnalité au modèle Ultra.
Petit concentré de puissance
Année après année, les téléphones Galaxy S prouvent que le format n’est pas une référence pour les performances. Ils rivalisent sans effort avec des fleurons plus imposants. Alors que Samsung maintient une ligne constante pour de nombreuses spécifications, ce n’est curieusement pas le cas pour le processeur. Cette année, Samsung fait à nouveau sortir de ses chaînes de production son propre processeur Exynos.
Ce choix est audacieux, mais s’avère payant pour le S26. L’Exynos 2600 n’a rien à envier aux processeurs premium de Qualcomm et MediaTek. En termes de puissance de calcul absolue, le Snapdragon 8 Gen 5 de Qualcomm reste inégalé, mais l’Exynos 2600 fait jeu égal avec le MediaTek Dimensity 9500 de l’Oppo Find X9 Pro et surpasse aisément la puce Tensor de Google.
La mémoire de base est portée à 256 Go tandis que la quantité de RAM reste fixée à 12 Go. Même un fabricant de puces ne peut pas augmenter la mémoire sans répercuter le coût sur le prix, car le S26 est devenu cent euros plus cher de ce fait.
GPU
Sur le plan graphique également, le S26 n’a de leçon à recevoir de personne. L’Xclipse 960 affiche d’excellents scores dans les benchmarks, suffisamment proches de ceux du S26 Ultra pour qu’aucune différence ne soit perceptible en pratique. Le S26 gère les applications graphiquement intensives sans trop de difficultés.
Les téléphones plus petits disposent généralement d’une capacité thermique moindre, ce qui les rend plus sujets à la surchauffe. Durant notre période de test, nous n’avons jamais eu l’impression qu’un coup de chaud était imminent. Cela pourrait éventuellement arriver si vous jouiez intensément pendant des heures tout en gardant d’autres applications ouvertes, mais aucun téléphone n’apprécie un tel traitement de choc.
Excellente autonomie de batterie
Le Samsung Galaxy S26 prouve que son petit format n’est pas forcément un inconvénient pour l’autonomie de la batterie. Sur le papier, on pourrait pourtant s’y attendre, car il n’y a de la place que pour une batterie de 4 300 mAh. Cependant, les composants internes de l’appareil s’avèrent très économes en énergie. De ce fait, la batterie du S26 dure presque aussi longtemps que celle du S26+.
Seuls les OnePlus 15(R) et Oppo Find X9 Pro affichent des différences marquées, mais ils possèdent des batteries robustes de plus de 7 000 mAh. La comparaison avec le Pixel 10 est également intéressante, car les téléphones partagent le même format compact que le S26. Sa batterie est plus grande, mais la puce Tensor se montre moins économe.
Vitesse de charge décevante
Fin de la séquence positive, car la vitesse de charge est, comme chaque année, une déception. 25 W par câble et 15 W sans fil, c’est franchement décevant et, surtout, cela n’a pas été amélioré depuis plusieurs années. Même avec une batterie plus petite, le S26 met plus de temps à se recharger que ses concurrents de même prix. 26 minutes pour une demi-charge et 47 minutes pour atteindre quatre-vingts pour cent, cela ne devrait pas arriver.
Le format plus compact est dans une certaine mesure une excuse : le Pixel 10 n’est pas non plus un champion de la charge rapide. Mais entre-temps, même les modèles Galaxy A, plus abordables, ont dépassé le S26 en vitesse de charge. Égaler les 45 W du Galaxy S26+ devrait au moins être possible, et même cela ne serait pas d’une rapidité fulgurante.
Les appareils photo à la traîne
Du côté des appareils photo aussi, on attend toujours du renouveau. La configuration photo n’a pratiquement pas changé depuis le Galaxy S22. Disposés verticalement, vous disposez d’un capteur principal de 50 Mpx, d’un téléobjectif de 10 Mpx et d’un ultra grand-angle de 12 Mpx, avec un capteur de 12 Mpx à l’avant. En 2022, c’étaient de bons appareils photo, mais quatre ans plus tard, ils semblent dépassés.
Le capteur principal peut encore offrir de bons résultats dans des conditions de luminosité adéquates, bien que les zones vertes comme les pelouses manquent de netteté. Avec l’ultra grand-angle et le téléobjectif, Samsung ne peut plus vraiment se justifier à ce niveau de prix, surtout si l’on compare avec ce que proposent d’autres appareils, même des modèles moins chers comme le Nothing Phone 4a. Samsung traite le S26 comme un milieu de gamme en ce qui concerne la photographie.

















Un Bixby plus intelligent
Depuis la gamme Galaxy S24, Samsung mise pleinement sur l’IA sur votre téléphone sous la bannière « Galaxy AI ». Il s’agit d’un éventail de fonctions d’IA qui ne diffèrent pas tellement de ce que l’on trouve sous d’autres noms sur d’autres téléphones, comme la rédaction de textes ou la retouche de photos. Le S26 entre dans l’ère de l’« IA agentique », selon Samsung.
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Test du Samsung Galaxy S26 : trop prudent
En pratique, tout cela est plutôt satisfaisant, du moins si votre langue maternelle n’est pas le néerlandais. Le support du néerlandais reste limité ou absent pour la plupart des fonctions d’IA, ce qui fait de Galaxy AI une boîte à moitié vide. De plus, les fonctions de retouche photo sont inégales et il arrive que le résultat soit complètement à côté de la plaque.
Bixby, l’assistant IA propre à Samsung, fait un retour remarqué sur le S26. Avec Galaxy AI, Bixby semblait poussé vers la sortie. Désormais, Samsung donne enfin une raison d’être à Bixby. L’assistant IA peut notamment ajuster pour vous des paramètres tels que la luminosité de l’écran. Après la période de test, le support AirDrop a été ajouté par Samsung.
Conclusion : stagnation ou régression ?
Samsung poursuit sur sa lancée des années précédentes avec le Galaxy S26. Le dernier modèle n’apporte que des améliorations itératives par rapport à la version précédente, qui elle-même n’apportait que peu de nouveautés. Ainsi, le Galaxy S reste pratiquement inchangé depuis quelques années.
Le S26 dispose d’une base solide sur laquelle s’appuyer. Le smartphone est un appareil compact qui offre des performances puissantes, dignes d’un fleuron, ce qui reste une rareté sur le marché. Samsung n’a pas besoin de changer ce statu quo.
L’adage « l’immobilisme, c’est le recul » commence à s’appliquer au S26. Pour certaines spécifications, le smartphone est peu à peu dépassé par la concurrence, notamment pour les appareils photo et la vitesse de charge. Cela rend difficile, cette année, de justifier l’augmentation du prix à 999 euros.
Testé : Samsung Galaxy S26, 12 Go de RAM, 256 Go de stockage, sept ans de support, écolabel A, 999 euros TTC
.pours
- Format pratique
- Qualité d’image adéquate
- Processeur Exynos étonnamment performant
- Excellente autonomie de batterie
- Bixby amélioré
.contres
- Charge lente
- Appareils photo décevants
- Peu de changement par rapport au S25
