Pour ceux qui recherchent une qualité d’image, des performances fluides et une connectivité au même niveau élevé, Asus propose une solution complète plutôt rare avec ce moniteur.
Il existe de nombreux moniteurs 4K de 32 pouces ou plus, mais pour un usage professionnel, il manque toujours quelque chose : pas de dalle OLED, taux de rafraîchissement décevant ou absence de connexions Thunderbolt. Asus change la donne. Le fabricant taïwanais a peut-être assemblé un moniteur parfait avec son nouveau ProArt PA32UDCM. Ou du moins, qui s’en approche.
Avec un prix de 1 486 euros hors TVA, il est clair qu’Asus cible un public ayant des exigences professionnelles élevées, tant en termes de qualité d’image que de connectivité.
Design
Le PA32UDCM est un grand moniteur professionnel au design épuré. Le pied ergonomique de ce moniteur imposant est extrêmement robuste et dégage une impression de solidité et de qualité premium. Cela est dû au choix des matériaux : métal et aluminium perforé. Le métal a également été choisi pour refroidir plus efficacement l’intérieur. Asus opte pour une couleur argentée neutre qui s’intègre parfaitement dans n’importe quel environnement de bureau. La dalle, de 8 mm dans sa partie la plus fine, présente une finition entre brillant et mat, évitant ainsi les reflets excessifs et l’effet miroir.
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Test du moniteur Asus ProArt PA32UDCM : proche de la perfection
À l’arrière, on trouve un bloc rectangulaire qui dissimule l’alimentation, les haut-parleurs, le ventilateur et les connexions. Le pied ergonomique est non seulement étroit, occupant peu d’espace sur le bureau, mais aussi réglable en hauteur et permet d’incliner et de pivoter le moniteur. Pour plus de flexibilité, une fixation VESA est soigneusement dissimulée derrière la plaque du pied. Malheureusement, il n’y a pas de guide-câbles pour maintenir les câbles en ordre.
Connectivité
Ce moniteur excelle pour ceux qui travaillent avec plusieurs appareils. Le port Thunderbolt 4 avec Power Delivery de 96 watts est idéal pour ceux qui souhaitent utiliser un seul câble pour charger un ordinateur portable et transmettre l’image et les données. De plus, vous disposez de HDMI 2.1, USB-C et plusieurs ports USB supplémentaires. La prise en charge du daisy chaining via Thunderbolt est disponible, bien que cela ne fonctionne qu’avec des appareils compatibles.
Étonnamment, ce qui manque ici est une connexion DisplayPort. Compte tenu du taux de rafraîchissement de 240 Hz, cela aurait été un ajout plus que logique. Cependant, Asus mise clairement sur Thunderbolt et USB-C.
Cela rend peut-être le moniteur tourné vers l’avenir, mais aussi un peu moins universel. Il n’y a pas non plus de prise casque, mais cela est compensé par les haut-parleurs intégrés.
Qualité de l’image
Bien que l’apparence soit importante, la véritable force du moniteur Asus PA32UDCM réside dans sa qualité d’image. La dalle QD-OLED offre une luminosité maximale de 1 000 nits et une résolution 4K UHD (2640 x 2160 px) avec un taux de rafraîchissement de 240 Hz. Cela permet non seulement d’obtenir des images ultra-nettes, mais aussi une expérience super fluide lors du défilement, de l’édition vidéo et même du jeu occasionnel. Le temps de réponse de 0,1 ms contribue à cette rapidité.
Ce qui rend l’OLED unique, ce sont ses noirs parfaits. Comme les pixels individuels s’« illuminent » eux-mêmes, aucun rétroéclairage n’est nécessaire, offrant ainsi de vrais noirs sans blooming. Lors de nos mesures, nous avons logiquement obtenu une luminosité des blancs d’environ 216 cd/m² et une luminosité des noirs de exactement 0 cd/m².
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Comment choisir un moniteur ?
Asus fournit un rapport de calibrage dans la boîte, mais nos mesures ont montré qu’il est préférable d’effectuer des ajustements manuels si vous travaillez avec des applications nécessitant une reproduction des couleurs très précise. Dans les paramètres, nous avons remarqué que la balance des blancs et les teintes turquoise/froides nécessitaient particulièrement des corrections. Avec le calibrage d’écran approprié, ces teintes peuvent être bien ajustées.
Dans nos tests, nous avons obtenu un DeltaE moyen de 5,2, avec un pic de 8,5 pour le turquoise. En DCI-P3, cela montait même à 7,5 en moyenne, avec un pic de 15,8 sur le blanc. Normalement, on vise un DeltaE inférieur à 2 pour un usage professionnel. Cela ne signifie pas que les couleurs sont mauvaises, bien au contraire, mais sans calibrage supplémentaire, elles ne sont pas assez précises pour, par exemple, l’impression ou l’étalonnage vidéo.
Refroidissement par ventilateur ?
Un élément inattendu de ce moniteur est le ventilateur intégré. Il sert à maintenir la dalle OLED au frais pendant une utilisation prolongée ou à haute luminosité. Dans les espaces silencieux, le bruit du ventilateur est audible et peut être gênant lors d’un travail concentré. Ce n’est pas un bourdonnement dramatique, mais on l’entend tout de même.
En utilisation normale, le bruit est minime, mais ceux qui travaillent souvent en HDR ou à pleine luminosité pendant de longues périodes remarqueront que le ventilateur monte en régime. Dans un espace de travail partagé ou un environnement de bureau silencieux, c’est un élément à prendre en compte.
Son et fonctionnalités supplémentaires
Les haut-parleurs stéréo intégrés sont un bon plus. N’attendez pas des basses profondes ou des sons riches : le son est correct pour les visioconférences ou la musique de fond, mais rien de plus. Pour un son professionnel ou un divertissement de qualité, il est préférable de connecter des haut-parleurs externes, comme c’est le cas pour presque tous les moniteurs de bureau.
Pour un écran de cette gamme de prix qui cible entre autres les professionnels créatifs travaillant souvent en mode hybride, une caméra intégrée n’aurait pas été un luxe superflu. Surtout quand on sait que d’autres écrans premium (comme la « Series 7 Pro de HP ») l’offrent, souvent avec Windows Hello ou reconnaissance faciale. Avec un design aussi élégant, c’est dommage de devoir poser une webcam externe sur l’écran.
Expérience utilisateur : un écran qui continue de fasciner
Les utilisateurs du Asus PA32UDCM remarquent immédiatement la beauté, la rapidité et la fluidité de l’ensemble. Le grand panneau 4K est magnifiquement net, et grâce à la technologie OLED, les couleurs apparaissent plus vivantes que sur les panneaux LCD ou VA. Que ce soit pour écrire des textes ou retoucher des photos, tout semble direct et réactif.
Cela se remarque également lors du défilement ou du passage entre les applications : grâce au taux de rafraîchissement de 240 Hz, tout est visiblement plus fluide qu’avec les moniteurs standard à 60 Hz.
Après toutes ces années, l’OLED présente toujours un risque de brûlure d’écran. Asus intègre des mesures de protection, comme un capteur de proximité et un rafraîchissement automatique du panneau, mais il reste recommandé d’utiliser des économiseurs d’écran et d’éviter les éléments statiques.
Conclusion
L’Asus ProArt PA32UDCM est un moniteur impressionnant avec une dalle OLED de haute qualité, des connexions tournées vers l’avenir et une expérience utilisateur fluide. Cependant, il ne convient pas à tout le monde. Les couleurs sont bonnes mais nécessitent un calibrage pour un usage professionnel. La luminosité est correcte mais pas exceptionnelle. Le DisplayPort est absent et le ventilateur fait un peu trop de bruit pour rester vraiment discret.
Pour ceux qui utilisent vraiment leur écran de manière professionnelle pour éditer ou monter des images, c’est un excellent choix. La combinaison de l’OLED avec la 4K, 240 Hz et Thunderbolt Power Delivery reste rare, et cette connectivité Thunderbolt rend le travail efficace un peu plus facile. Même si vous payez un prix très élevé pour ce luxe.
Asus ProArt PA32UDCM – 1 486 euros hors TVA
.pours
- Design élégant
- QD OLED
- Ports Thunderbolt 4
- Taux de rafraîchissement 240 Hz
.contres
- Ventilateur bruyant
- Calibrage nécessaire dès la sortie de la boîte
- Pas de webcam intégrée
