Interdiction taïwanaise d’exporter des puces de plus de 25 MHz vers la Russie

Taïwan restreint l’exportation de puces informatiques vers la Russie et le Belarus. Seule la vente de processeurs inférieurs à 25 MHz est encore autorisée.

Le gouvernement taïwanais a sévèrement limité l’exportation de puces informatiques vers la Russie et le Belarus. L’exportation de processeurs plus rapides que 25 MHz est interdite. L’impact de cette mesure est très important, car Taïwan est le principal centre de production de puces dans le monde. Le géant de la production de puces TSMC, entre autres, y a son siège. TSMC avait déjà décidé de ne plus fabriquer de puces pour la Russie.

La Russie a déjà perdu son accès aux processeurs x86 d’Intel et d’AMD. Elle se tourne donc vers la Chine, où des processeurs compatibles x86 (plus lents) sont fabriqués : le Zhaoxin KaiXian KX-6640MA. C’est une puce qui est lente, même par rapport aux normes des smartphones. En ce qui concerne les serveurs, la Russie se tourne vers le processeur Elbrus de fabrication artisanale, dont les banques russes ont déjà indiqué que les performances étaient insuffisantes pour les besoins actuels.

Pas d’alternatives

La Russie ne peut désormais pas faire appel aux usines taïwanaises pour construire des puces de substitution. La limite de 25 MHz constitue une interdiction de facto de l’exportation de micropuces ayant une signification quelconque. Les puces pour ordinateurs portables ou serveurs ne sont pas les seules à être couvertes, mais aussi les microcontrôleurs modernes pour d’autres types de matériel. À titre d’exemple, un processeur Intel Pentium des années 1990 est déjà trop puissant. La Russie devrait se contenter de puces dont les performances sont du niveau des années 1980.

Taiwan précise l’interdiction d’exportation par d’autres paramètres. Les puces dont les performances sont supérieures à 5 gigaflops sont également interdites, tout comme les vitesses d’interconnexion supérieures à 2,5 Mo/s et plus de 144 pins.

La Chine en colère

La Chine est en colère contre la décision de Taïwan, qu’elle accuse de mégalomanie. La Chine elle-même entretient des liens d’amitié étroits avec la Russie, malgré les atrocités et les crimes de guerre présumés dans la guerre non provoquée en Ukraine, qui dure maintenant depuis plus de 100 jours. En outre, la Chine considère toujours que Taïwan fait partie du pays et désapprouve fortement l’indépendance démocratique de l’île.

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